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Rentrée 2026 : les lycéens franciliens quittent Windows pour un Chromebook Google

Par Vincent Lautier - Publié le

À la rentrée 2026, les élèves entrant en seconde dans les lycées d'Île-de-France ne recevront plus un PC Windows mais un Chromebook Asus sous ChromeOS, le système de Google. Ce basculement vers l'univers Google arrive pile quand plusieurs administrations européennes cherchent, elles, à s'éloigner des logiciels américains.

Rentrée 2026 : les lycéens franciliens quittent Windows pour un Chromebook Google


Un Chromebook Asus à la place du PC Windows



Concrètement, la région Île-de-France remplace le PC Y13 de la marque Unowhy, sous Windows, distribué jusqu'en 2025, par un Chromebook Asus doté d'une puce MediaTek Kompanio 540, de 8 Go de mémoire, de 128 Go de stockage et d'un écran 14 pouces Full HD antireflet. Chaque élève récupère sa machine au lycée grâce à un QR code personnel, puis se connecte avec ses identifiants monlycée.net, ceux de l'espace numérique de travail déjà en place. Les élèves déjà en première ou en terminale gardent leur ancien PC Windows jusqu'au bac, et à la fin de la scolarité, le Chromebook reste la propriété du lycéen.

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Le sujet sensible de la souveraineté



Le calendrier interpelle, parce qu'au même moment plusieurs voisins européens claquent la porte des géants américains. Le Danemark a décidé de retirer ses deux plus grandes villes, Copenhague et Aarhus, des services Microsoft, avec l'idée de remplacer Windows et Office par Linux et des logiciels libres. En Allemagne, le Land du Schleswig-Holstein abandonne carrément la suite Microsoft, et celui de Mecklembourg-Poméranie a déjà basculé près de 5000 agents vers des outils open source. La crainte partout, c'est le CLOUD Act, cette loi qui permet à Washington de réclamer à une entreprise américaine des données stockées même en Europe.

Des garde-fous côté région



La région n'a pas foncé les yeux fermés, il faut le reconnaître. Les applications Google Workspace ne font pas partie de l'environnement retenu, le stockage passe par le Drive de monlycée.net et non par celui de Google, et c'est une société française, idruide, qui administre le parc de machines avec une approche affichée sans collecte de données. Sauf que voilà, l'appareil reste une machine ChromeOS, pensée autour du compte Google, et on habitue quand même toute une génération à vivre dans l'univers d'un géant américain dès le lycée.

On en dit quoi ?



Équiper gratuitement les lycéens, c'est très bien, et les précautions prises par la région sont réelles, pas du vernis. Le souci, c'est le signal. Choisir le système d'un géant américain pile au moment où le Danemark et l'Allemagne se battent pour s'en défaire, ça ressemble à une occasion manquée de montrer l'exemple avec du libre.